Manger en famille pourrait réduire les risques d’embonpoint chez les enfants

Selon  Statistique Canada, au cours des deux dernières décennies, l’obésité chez les enfants aurait triplée passant de 3 % en 1978 à 9 % en 2004. Aussi, à ce jour, 26 % des enfants et des adolescents canadiens, soit les 2 à 17 ans, auraient un excès de poids. En parallèle, certains spécialistes prédisent même que nous aurions affaire à la première génération où les maladies cardiaques pourraient débuter dans la trentaine. Bien sûr, plusieurs facteurs sont incriminés : malbouffe, sédentarité, télévision et jeux vidéo, etc. Mais, n’y aurait-il pas lieu de s’interroger sur la base de notre relation avec la nourriture, soit celle transmise à l’intérieur de notre culture familiale?  À cet effet, les résultats d’une étude publiés dans le Journal de l’Association médicale canadienne, pourraient bien modifier nos interventions dans cette lutte.

Deux chercheurs, Paul Veugelers, de l’Université de l’Alberta, et Angela Fitzgerald, de l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse ainsi que leur équipe ayant analysé les habitudes de vie d’environ 4 300 enfants néo-écossais (Nouvelle-Écosse) de cinquième année, arrivent à la conclusion que les enfants qui prennent des repas en famille de façon régulière, ainsi que ceux qui bénéficient d’un lunch du midi maison sont moins portés à l’obésité et à l’embonpoint. Selon eux, ceci s’expliquerait par le fait que ces enfants ont davantage une diète santé. Toutefois, d’autres facteurs positifs pourraient aussi être en cause tels que la moins grande exposition à des sources de distraction comme la télévision. En mangeant à la  table avec les autres membres de la famille, on écarte les jeunes de la télévision. En plus d’être une source d’une multitude de publicités d’aliments-camelotes, cette dernière nous rend moins réceptifs à nos signaux de satiété, ce qui entraîne souvent et inconsciemment des abus alimentaires.

Outre l’alimentation, deux autres facteurs négatifs sont pointés du doigt, soit la diminution des périodes d’activités physiques dans les écoles ainsi que le niveau socio-économique. Selon l’analyse des données de cette enquête, les enfants issus d’un milieu socio-économique défavorisé sont deux fois plus sujets à souffrir d’embonpoint que ceux issus d’un milieu mieux nanti.

Minçavi, des recettes simples pour toute la famille

Vous suivez Minçavi, alors comme nos recettes sont généralement appréciées de toute la famille, faites d’une pierre deux coups et transmettez le plaisir de bien s’alimenter à vos petits trésors. N’hésitez pas à feuilleter vos livres de recettes avec eux et à les impliquer dans la sélection et la préparation des menus de la semaine. Faites des périodes ded repas, des moments privilégiés de plaisirs gourmands et d’échanges positifs. Par cet enseignement tout aussi important que celui des mathématiques ou du français, vous donnez à vos enfants la possibilité de devenir des adultes en bonne santé. Quel magnifique cadeau!

Véronique Therrien Dt.P.

Référence :

Prevalence of and risk factors for childhood overweight and obesity. Paul J. Veugelers and Angela L. Fitzgerald. Un résumé de l’étude est disponible à l’adresse suivante : www.cmaj.ca/cgi/content/abstract/173/6/607?etoc