Stop aux régimes sévères

Janvier est pour vous synonyme de coupures et de changements drastiques? Rompez le cercle vicieux des excès et de la privation, car celui-ci vous ramène inévitablement à votre point de départ ou pire, vous fait faire un pas en arrière.

La seule avenue prometteuse réside dans le plaisir. Le plaisir de savourer les bons moments et les bons aliments. Le plaisir de faire de l’activité physique tout en s’amusant, le plaisir de prendre soin de soi. L’interdit, quant à lui, par son puissant pouvoir d’attraction, nous entraîne tout droit vers la frustration, la culpabilité et l’échec.

Effets négatifs des régimes trop sévères

Quand on perd une livre à la balance, il ne s’agit pas uniquement d’une livre de graisse. Chaque fois, on perd aussi un peu de notre masse musculaire. Aussi, plus on perd rapidement, plus la proportion de nos muscles perdus est grande. Comme ces derniers sont un peu comme la fournaise de notre corps puisqu’ils brûlent des calories même au repos, une perte importante de notre masse musculaire diminue l’énergie que nous dépensons au repos.

  • Baisse du métabolisme (diminution de l’énergie dépensée au repos);
  • Augmentation des risques du cercle vicieux : frustration, compulsion et culpabilité;
  • Abandon des bonnes intentions;
  • Retour à ses anciennes habitudes et reprise de poids.

Lentement, mais sûrement!

Les programmes alimentaires proposés par Minçavi comportent des diminutions énergétiques sécuritaires situées entre 500 et 800 calories par jour, et ce, sans engendrer la faim. Ceux-ci entraînent théoriquement une élimination moyenne de 1 à 2 livres par semaine. Par ailleurs, comme nous encourageons une démarche positive par petits objectifs, la perte de poids peut aussi être plus lente. Effectivement, comme l’objectif est le maintien à long terme, les changements au mode de vie doivent s’opérer doucement et s’avérer plaisants pour être conservés toute la vie.

Par exemple, si vous consommez une pâtisserie ou une sucrerie après chaque repas, peut-être serait-il plus réaliste de couper votre portion de moitié et de l’accompagner d’un yogourt ou d’une purée de fruits, puis de n’en consommer qu’à un repas sur deux, et ainsi de suite pour en venir à ne plus ressentir le besoin de terminer systématiquement votre repas par un dessert. Vous pouvez aussi tenter de terminer votre repas par une courte marche et conservez votre dessert pour la collation. En contrepartie, le fait de consommer des aliments variés et plus savoureux aux repas principaux contribuera à rassasier tout autant nos sens qu’un repas banal suivit d’un dessert.

D’autres pistes à explorer

Bien que de mauvaises habitudes alimentaires et la sédentarité soient les principaux facteurs qui favorisent le gain de poids, selon le cas, d’autres phénomènes sont à prendre en considération 1.

Facteurs biologiques :

  • Âge
  • Sexe
  • Métabolisme
  • Maladies
  • Médicaments

Facteurs individuels :

  • Estime de soi
  • Image corporelle
  • Stress et anxiété
  • Manque de sommeil

Facteurs liés à l’héritage familial :

  • Héritage culturel familial entourant l’alimentation et l’activité physique
  • Préoccupation à l’égard du poids
  • Bagage génétique

Facteurs socio-environnementaux :

  • Abondance et accessibilité d’aliments camelotes riches en calories
  • Publicité (aliments camelotes, régimes et produits amaigrissants)
  • Aménagement urbain défavorable à l’activité physique
  • Rythme de vie stressant et difficulté de concilier travail-famille
  • Culte de la minceur

Pour conclure, je vous invite à refermer la porte sur la période des fêtes et à poursuivre votre démarche positivement. Allez-y un objectif à la fois. Évidemment, en misant sur le plaisir!

Véronique Therrien, Dt.P.
Collaboration
Danielle Dubois, Dt.P.

Référence

1. Passeport santé. Maux. Problèmes et maladies. Obésité. www.passeportsante.net